Archéo-lutherie

L’archéo-lutherie, discipline récente, s’intéresse à la restitution d’instruments anciens. Le facteur d’instrument, appelé par déformation le luthier (originellement ce dernier est un facteur de luths), se positionne dans une optique de recherche historique de la reproduction d’un instrument. Cela suppose une confrontation préalable des données – textuelles, iconographiques, et archéologiques – subsistant sur l’instrument en question, puisque ces sources, témoins du passé, sont par essence généralement fragmentaires et tout à fait complémentaires. L’archéo-luthier cherche d’abord à comprendre l’instrument dans son environnement sociologique, en plus de collecter toutes les informations possibles sur ses caractéristiques physiques (proportions, mécanisme, esthétisme) et sonores. Enfin, et toujours dans une optique de crédibilité, l’archéo-luthier tente de reproduire l’instrument avec les gestes, les techniques et les outils de l’artisanat d’art traditionnel qui auraient pu être utilisées à son époque, ici donc, à l’ère médiévale. Il s’agit alors d’archéologie expérimentale, c’est-à- dire que dans sa conception, l’instrument est un outil de détermination des procédés viables et donc probablement usités au Moyen Âge.

En développant les activités d’archéo-lutherie, le CIMM entend participer au dynamisme de Montpellier en matière de facture instrumentale.

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