JEMA 2020 : 22 et 23 mars


Dimanche 22 mars, 16h, Médiathèque Emile-Zola, Petit salon (Montpellier)

Concert-conférence de Brice Duisit, voix & vièles à archet

Cantare… Chantar… Chanter
Chansons en langue latine, en langue d’Oc et d’Oïl des XIIe, XIIIe et XIVe siècles

Héritière du modèle de l’Antiquité, la poésie médiévale est pensée avec le chant : elle est destinée à être entendue portée par une mélodie… Inspirées des modèles latins, les premières poésies en langues vernaculaires donneront naissance à la chanson d’amour et à une multitude de registres poétiques qui coexisteront dans le plurilinguisme des sociétés médiévales.
Là où nous ne percevons que des chansons, l’auditeur médiéval entend des versus, des cansòs, des sirventès, des chansons de geste ou d’aube, des virelais et des rondeaux. Ce sont autant de formes poétiques et musicales qui dépendent du lieu et du contexte de leur performance. Ainsi, l’intimité d’une chanson courtoise n’aura que peu à voir avec l’exaltation nécessaire à la performance d’un sirventès, ni avec l’introspection générée par un air qui commente le Cantique des Cantiques.
Ce programme organisé en partenariat avec le Centre International de Musiques Médiévales – Du ciel aux marges (CIMM) propose d’entendre un florilège de pièces, de répertoires et de périodes variés : formes poétiques, modes musicaux et langues différentes qui nous plongent aux racines anciennes de notre culture.

 
Luthiste de formation, Brice Duisit suit les cours du Conservatoire national de musique de Pau. Passionné par les musiques médiévales, il se perfectionne au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon en paléographie musicale et dans la pratique du contrepoint des XIIe et XIIIe siècles. Son intérêt pour les XIIe et XIIIe siècles l’amène à aborder le répertoire des poésies lyriques et à s’initier à la vièle à archet. S’ensuit une recherche sur les premières poésies en langues romanes au travers de laquelle il développe une interprétation musicale racée, basée sur le rapport du texte à la musique, de l’instrument à la voix, du compositeur à l’interprète. Parallèlement à une carrière artistique dédiée aux concerts et à l’enregistrement de disques régulièrement primés par la presse internationale spécialisée, il développe les activités d’enseignement et de recherche. Il poursuit ses investigations dans le domaine de la poésie lyrique du XIVe siècle pour laquelle il propose des pistes novatrices d’interprétation.


Lundi 23 mars, 10h00, Maison des choeurs (Montpellier)

Musica mundana, « Ensemble-École » promotion 2020
 
CONCERT
Goldmund, ou le lys entre les épines
 
Y a-t-il un lien entre l’amour et la mort, la connaissance et le vulgaire ? L’ensemble-école Musica Mundana, à travers l’éveil de Goldmund, invite à redécouvrir les répertoires profanes et religieux médiévaux dans une libre adaptation théâtro-musicale d’un roman de Hermann Hesse.

La création de ce spectacle fait suite à la réunion d’étudiants au sein d’un atelier intitulé « Ensemble-École » imaginé par l’ensemble La Camera delle Lacrime (dir. Bruno Bonhoure et Khaï-dong Luong) pour le Centre international de musiques médiévales et l’université Paul-Valéry Montpellier 3. Cet atelier a pour objectif « d’expériencer » par la praxis le processus de création d’un ensemble et d’un projet artistique. Il a permis de rassembler les participants autour d’un projet centré sur les musiques médiévales. C’est ainsi qu’est née l’idée de structurer le corpus musical autour de l’adaptation de Narcisse et Goldmund, roman prenant place à l’époque médiévale. Le corpus musical s’étend du IXe au XVe siècle et puise dans des traditions aussi bien profanes que liturgiques. Outre les questions de création artistique, l’ensemble-école Musica mundana veut, par une interprétation contemporaine, s’extraire d’une certaine forme traditionnelle de concert, si peu adaptée à ce type de répertoires. Nous avons souhaité dès le début, et de toutes voix concertées, imaginer une nouvelle écoute pour ces répertoires que le grand public estime trop souvent poussiéreux et rétrograde, alors qu’il suffit de ressentir la puissance d’un chant grégorien ou la tendresse du troubadour envers sa dame pour comprendre la finesse avec laquelle ces générations ont créé ces musiques.

Distribution :
 
Lou Bleyer, chant
Natacha Chadi, chant
Maxime Docteur, chant & guiterne
Clément Frouin, chant, guiterne & vièle
Marion Grassis, chant
Estelle Mazillo, chant

accompagnés par Khaï-dong Luong et Bruno Bonhoure, directeurs artistiques de l’ensemble La Camera delle Lacrime




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *